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  • : L'ABC DU DESSIN
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  • : Initiation ou remise à niveau des règles élémentaires en dessin : TOUT SUR LES PERSPECTIVES ET LES POINTS PARTICULIERS Exemples et Galerie virtuelle

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            L'ABC ou          
  LES BASES DU DESSIN 


Dessiner  c'est errer dans l'espace avec un crayon.




 
 

  L'oeil voit, le regard pense, la pensée touche.


Par cette citation nous devons comprendre que l'oeil enregistre les couleurs, donc la lumière qui est transmise au cerveau. Cette perception est transformée, analysée et interprétée par le cerveau, puis traduite en émotion.


Tout objet est défini dans l'espace par 3 dimensions : la hauteur, la largeur et la profondeur. Pour retrouver cette dernière dimension, la profondeur, sur la surface ou nous allons dessiner, nous pouvons mettre en oeuvre plusieurs moyens et utiliser

 
DIFFERENTES FORMES DE PERSPECTIVES.
 
Dessiner consiste à représenter
sur une surface BI-dimensionnelle,
un objet TRI-dimensionnels.

Avec la perspective, nous trompons le cerveau en lui suggérant la profondeur ... qui n'existe pas dans l'épaisseur de la feuille de papier.



                SOMMAIRE :   
              
LES DIFFERENTES FORMES DE PERSPECTIVE
                           
            A - CHEVAUCHEMENT
            B - CHANGEMENT DE DIMENSIONS ET ESPACEMENTS
            C - MODELÉS ET OMBRES
            D - DÉTAILS ET CONTOURS
            E - CHANGEMENT DE VALEUR ET COULEURS
                et celle qui vient la première à l'esprit :
            F - La PERSPECTIVE LINÉAIRE, à savoir
            G - FRONTALE avec 1 point de fuite
            H - OBLIQUE avec 2 points de fuite

            PARTICULARITÉS :
                I - Plan incliné
                J - Centre perspectif
                K - Cercle
                L - Répartition des espaces
                M - Reflets
                N - Ombres
                O - Réfraction
               
                CONCLUSION

    EXPOSITION VIRTUELLE :
    de dessins graphite, pastels et sanguine, aquarelle, huile.


                          



    PERSPECTIVE PAR CHEVAUCEMENT
A gauche sans chevauchement, à droite avec chevauchement

Perspective très simple à mettre en oeuvre. La supersposition des éléments nous donne la situation dans l'espace (dans le sens de la profondeur)

Exemple :

Les arbres, par chevauchement sur les autres plans, définissent mieux la profondeur.
Les Embiez au Brusq
(Dessin de l'auteur, graphite sur papier canson)



    PERSPECTIVE PAR CHANGEMENT DE TAILLE

Dans l'exemple ci-dessus, le changement de taille des maisons donne la profondeur et influence la perception (situation dans la profondeur du plus près au plus loin, du plus grand au plus petit)

Exemple :

Sans aucune ligne de fuite ou autre perspective,
seul le changement de taille des feuilles de nénuphars nous précise la profondeur.
Mare aux nénuphars
(Huile de l'auteur sur papier toilé 42x56cm)



    PERSPECTIVE PAR REDUCTION DE  L'ESPACEMENT


La réduction de l'espacement entre les objets, en même temps que leurs changement de taille, procèdent également à cette perception de profondeur. Dans l'exemple ci-dessus, à gauche, la profondeur n'est pas perçue, alors qu'à droite, le cerveau à travers cette vision  interprète un éloignement  successif des poteaux. La profondeur est bien  mieux suggérée.
Nota : Nous verrons ultérieurement comment ce tracé est opéré.

Exemple de mise en application
Cette esquisse d'un pont ou la réduction des espacements des arches et celle de la rambarde, définissent bien la profondeur.



    PERSPECTIVE PAR LE MODELE(é) ET LES OMBRES



Le modelé, procédé qui est utilisé pour définir les formes ou volumes "ronds" qui ne comportent pas d'arêtes vives.
Dès le départ il faut représenter la direction de la lumière. C'est elle qui va générer les ombres et lumières réfléchies. Ce sont ces ombres qui nous informent le mieux et seront lues et interprétées par le cerveau.




Nota : On mémorise la direction de la lumière par la représentation d'une flèche en perpective. Ici la lumière arrive de l'arrière droit.


Exemples de  mise en application : 


CERISES NOIRES
Dessin de l'auteur sur papier Canson 22 x 30 cm
avec mine graphite "aquarellable"




DRAPE
Dessin de l'auteur  Graphite sur papier Canson 22 x 30 cm










LUMIERE ET CERCLE CHROMATIQUE

La lumière, flux de photons (ondes électromagnétiques) se décompose en couleurs en traversant un prisme. On voit apparaître les couleurs de "l'arc-en-ciel", couleurs principalement visibles  :

ROUGE 
ORANGE JAUNE VERT BLEU INDIGO  - VIOLET  



On notera que le rouge possède une longueur d'onde (aux alentours de 700 nm) environ 2 fois plus grande que le violet (aux alentours de 380 nm). Cette caractéristique nous permet de voir un coucher de soleil et un ciel rouge, alors que toutes les autres couleurs ne parviennent plus à notre regard (difficultés de traverser l'atmosphère polluée).
Cette décomposition de la lumière a été découverte par NEWTON.
La recomposition de la lumière par YOUNG à partir de 6, puis 3 couleurs.


COULEURS ADDITIVES
Ce sont les couleurs que l'on rencontre dans un système de lumière.
Exemple : télévision, écran ordinateur, rétro-projecteur
Les 3 couleurs primaires additives sont : le ROUGE, le VERT, le BLEU.
L'addition (recomposition) des 3 couleurs nous redonne le blanc (la lumière).



En additionnant deux couleurs primaires ci-dessus, on obtient 3 couleurs secondaires, à savoir :
- ROUGE + VERT = JAUNE
- ROUGE + BLEU =MAGENTA
 - BLEU + VERT = CYAN
et se sont ces 3 couleurs qui deviennent les 3 couleurs primaires dans le système des

COULEURS SOUSTRACTIVES
Le mélange des 3 couleurs MAGENTA + JAUNE + CYAN nous donne un brun profond se rapprochant du noir.

Ces couleurs sont utilisées dans un système "matière"
Exemple : peinture, imprimerie

En mélangeant deux couleurs primaires soustractives on obtient les 3 couleurs secondaires soustractives :
- MAGENTA + JAUNE = ORANGE
      MAGENTA + CYAN = VIOLET
 - CYAN + JAUNE = VERT
Ces 3 couleurs sont aussi appelées couleurs complémentaires :
- le VERT complémentaire de la couleur opposé à savoir le MAGENTA,
- l'ORANGE complémentaire du CYAN, et
- le VIOLET complémentaire du JAUNE.

A noter :
Un corps absorbe certaines radiations et nous renvoie certaines autres. Ce sont les radiations réfléchies qui nous informent donc sur la couleur de l'objet.
Exemple : une belle pomme toute rouge absorbe toutes les radiations/couleurs situées à droite du rouge, (voir arc-en-ciel) et nous renvoie la seule couleur rouge.
Blanc et noir : un corps blanc diffuse toutes les radiations, le noir les absorbe en totalité.




PERSPECTIVE ATMOSPHERIQUE

           par les Détails et contours
        parfois encore appelé Perspective aérienne

Cette forme de représentation en perspective par les détails et les contours peut être comparée à la profondeur de champ en photographie : l'image est nette au premier plan, et devient "floue et légère" vers l'arrière.
En dessin, tous les objets situés au premier plan devront donc être représentés d'une façon précise. Puis, les détails seront de moins en moins précis au fur et à mesure que l'on dessine les parties situées vers l'arrière. Il faut également jouer sur le contraste entre ombres et lumière. En effet, le contraste doit être prononcé au premier plan : contraste noir et blanc, et moins soutenu dans les plans arrières : contraste gris foncé et gris clair.


SAPINS DES VOSGES
(Dessin de l'auteur mine de graphite 30 X 22 cm)




PERSPECTIVE ATMOSPHERIQUE
          Changement de valeur et de couleurs
      
  A l'exemple ci-dessus, le dessin graphite est remplacé ici par les couleurs.

Même sujet que précédemment,
mais traité avec des crayons de couleurs

Cette représentation est encore parfois appelée perspective aérienne (désignation origine d'air ou atmosphère et non pas altitude).

Lorsque vous observez un paysage montagneux comme pour l'exemple ci-dessus, vous constaterez dans la succession de vallonnements boisés, une modification de couleurs pour un objet identique, ici le sapin. Votre vision, donc votre cerveau, va enregistrer pour les sapins du premier plan un vert soutenu, plutôt sombre. Le vert s'atténue pour devenir bleu clair dans le lointain : la ligne bleue des Vosges.
Ce phénomène est généré parce que la lumière et les couleurs, traversent l'atmosphère (l'air) chargée d'impuretés : pollutions diverses, humidité etc. Cette pollution ralentie la propagation des couleurs, plus ou moins selon la longueur d'onde de la couleur, chaque couleur ayant sa propre longueur d'onde (voir article sur les couleurs et le cercle chromatique). Ainsi, les couleurs identiques ne parviennent plus à notre regard avec la même intensité.
Vous pourrez remarquer, après une averse, que ce phénomène est moins flagrant. Les couleurs sont plus soutenues parce que la pluie a dissipé la pollution, permettant ainsi, de mieux percevoir l'éclat des couleurs.

Pour une bonne représentation de cette perspective atmosphérique, il convient aussi de respecter les mêmes recommandations qu'au chapitre précédent (détails et contours), en y ajoutant le changement de couleurs et d'intensité des teintes.
Les couleurs identiques seront plus chaudes dans les premiers plans que celles des arrières plans : teintes soutenues au premier plan, mais délavées et de plus en plus plus légères en progressant vers l'arrière plan.

Exemple 1 :
Ici, les teintes chaudes du premier plan repoussent les "bleus froids" vers l'arrière.
La perspective linéaire est quasiment absente, et la profondeur est surtout rendue par les détails de moins en moins présents. A noter, la couleur bleue qui s'éclaircit à chaque changement de plan.

LA MEIJE AU CHAZELET (LETZELTER 2003)
Huile sur papier toilé 42 x 56 cm



EXEMPLE 2 :
Le flou et les couleurs estompées de l'arrière-plan,  donnent la profondeur au sujet. Notre regard est également attiré vers le parapluie, objet très proche et de couleur chaude.
VENISE, PARAPLUIE ET AQUA-ALTA
Huile 48 x 36 cm  (LETZELTER 2003)


PRINCIPE DE BASE DE LA PERSPECTIVE LINEAIRE

La perspective linéaire est certainement le moyen le plus facilement décrypté par le cerveau. Cette perspective permet de suggérer au mieux la profondeur.
Avant d'expliquer les 2 principales perspectives linéaires, commençons ici par définir quelques termes employés.
TERMES-PERSPECTIVE-DEBOUT-copie-1.JPG

LH = ligne d'horizon (là où le ciel touche la mer) Correspond toujours au niveau horizontal des yeux. Ce niveau ne change pas, même en penchant ou en levant la tête.

NY = niveau des yeux, hauteur ou altitude du regard. NY est donc à la même hauteur que LH. Cette ligne sera représentée dans les différents croquis à venir par un trait horizontal rouge.

PF = point de fuite. C'est le point de rencontre des différentes lignes de fuite, lignes qui s'éloignent de notre regard.

Lignes de fuite = ici en pointillés longs rouge sur le croquis. Toutes ces lignes partent vers l'horizon et se rencontrent, sur PF situé au niveau de la ligne NY.

Centre visuel = point qui est situé perpendiculairement devant l’observateur, à la hauteur de NY, ici représenté par un petit rond rouge.

Plan du dessin : c’est le plan vertical qui correspond à la surface sur laquelle on représente le dessin.

Nota : pour illustrer ce propos, une façon très simple pour dessiner … et tout le monde, sans le savoir, peut dessiner un objet en perspective. Prenez un carreau en verre fixé verticalement (= plan du dessin) et sans bouger la tête dessinez sur la vitre l’image de l’objet que vous voyez au travers. Vous aurez une illustration parfaite d’une bonne représentation de perspective.

POINT IMPORTANT :
Dans la première illustration, l'observateur debout, est placé, à environ 1 mètre à droite d’un chemin. Son niveau des yeux (Ho) est à 1,70 m Ho). Le chemin, d’une largeur de 1,50 m, est bordé de petits arbres d’une hauteur de 3 mètres (Ha).

Pour la deuxième illustration, le sujet est identique, mais l’observateur positionné au même emplacement, est assis. Son niveau des yeux est maintenant à 1 m.

TERMES-PERSPECTIVE-ASSIS-copie-1.JPG

Vous remarquerez que les dimensions et proportions du chemin et des arbres ne changent pas entre les deux illustrations. Par contre, le feuillage commence maintenant au-dessus de la ligne LH. La surface du chemin, moins visible, est plus petite. Ce chemin sera réduit à une ligne lorsque l’observateur est couché sur le sol.

Il convient donc de respecter impérativement le rapport des dimensions et différentes proportions des sujets lors de la mise en place de l'esquisse : la hauteur des yeux doit toujours être en rapport avec les autres dimensions.


EXERCICES

Les 4 exercices qui vont suivre représentent le même sujet vu par un observateur dans des positions et placement différents.

Le sujet : Un chemin de 2 mètres de large bordé par une rangée d’arbustes située à 50 cm à gauche, arbustes d’une hauteur totale de 4 mètres dont 2 mètres pour le tronc

Le niveau des yeux NY est représenté par une ligne discontinue rouge.

Les lignes de fuite (lignes qui s'éloignent de vous pour aller rejoindre le point de fuite) sont représentées par une ligne continue rouge.

La position de l'observateur est représentée par triangle rouge.


Exercice Observateur N° 1

CHEMIN-PERSPECTIVE1.jpg
L'observateur est debout au milieu du chemin, son niveau des yeux est à 1,70 m

Mode opératoire pour le tracé :

1  Tracer la ligne NY, en fonction de la partie à représenter au-dessus et en dessous de cette ligne.

Ici, l'espace et les arbustes à représenter sont sensiblement identiques au-dessus et en dessous.

( Le sujet et dessin à représenter doit "tenir" sur la feuille ).

2  En conservant les bons rapports (voir article précédent) tracer à 1,70 m, les bords du chemin en reportant à gauche et à droite une distance de 1 m pour définir sa largeur

C'est votre « échelle niveau des yeux » qui vous servira de module de base pour définir et reporter ces dimensions qui sont sur le même plan que celui de l'observateur.

3  Tracer les lignes de fuite du chemin vers PF,. point situé à l’intersection de la ligne partant de l’observateur et coupant perpendiculairement le niveau des yeux NY.

4  Tracer la hauteur totale du premier arbuste le plus proche, à savoir 4 m, puis la hauteur du tronc de 2m. On remarquera que le tronc dépasse légèrement la ligne NY.

5  Relier le bas du tronc et le sommet de l’arbuste au point PF par les lignes de fuite : la ligne de fuite de la base de l’arbuste « monte » vers PF et celle du sommet « descend » vers PF.

6  Dessiner les arbres successifs, dont l'écartement diminue au fur et à mesure de l'éloignement.

Cet aspect de la perspective des espacements sera détaillé dans un autre cours, lors de l'évocation des particularités


 

Exercice Observateur N°2 :

CHEMIN-PERSPECTIVE2.jpg

Observateur debout, placé à 50 cm à droite du chemin, son niveau des yeux est toujours à 1,70 m

Vous remarquerez que les espaces entre les arbres sont beaucoup plus visibles. La surface du chemin est sensiblement identique. La ligne de fuite passant par le sommet des arbres a une pente moins accentuée.

 

Exercice Observateur N°3 :

CHEMIN-PERSPECTIVE3.jpg

L'observateur est couché sur le chemin, à 50 cm du bord droit, son niveau des yeux est à 30 cm
A noter ici, que la surface visible du chemin a fortement diminué par rapport aux 2 exercices précédents. Une grande partie des arbustes est au-dessus de NY.

Exercice Observateur N°4 :

CHEMIN-PERSPECTIVE4.jpg

L'observateur est monté dans une nacelle placée à 1 m à droite du chemin et son niveau des yeux est maintenant à 3 mètres. 

La surface visible du chemin est beaucoup plus importante.
Une grande parties de la hauteur des arbustes est en-dessous de NY.





A RETENIR (pour ces exercices, comme dans tous les autres dessins) :
- Toutes les lignes de fuite situées au-dessus du niveau des yeux DESCENDENT vers le ou les points de fuite PF.
- Toutes les lignes de fuite situées en-dessous de NY, MONTENT vers le ou les points de fuite PF.





PERSPECTIVE LINEAIRE A 1 POINT DE FUITE

Cette perspective est utilisée lorsque la face avant d'un volume est parallèle au front de l'observateur, d'où son nom FRONTALE.
Dans les différents exemples simples qui vont suivre, la représentation d'un cube a été utilisée pour faire comprendre l'interaction entre :
- la position de l'observateur par rapport à ce cube,
- et son niveau des yeux.

Pour tous ces exemples :
- 4 carreaux représente 1 mètre sur le terrain,
- le niveau des yeux est représenté par la ligne rouge discontinue NY
- la position de l'observateur par une flèche liée avec un 0
- les ligne de fuite par des lignes continues en rouge.


EXEMPLE N° 1 :
cube de 1m, NY à 1,75 m soit 7 carreaux et 0bs à 1 m à droite du cube


Mode opératoire pour cet exemple(et les autres) :
- on commence par dessiner le niveau NY,
- puis l'arrête de la base du cube de 1 m, arrête à tracer à 1,75 m en-dessous de NY, puis la totalité de la face avant du cube,
- ensuite on élève à 1 m à droite de cette face, la perpendiculaire qui va couper la ligne NY. A la rencontre de ces 2 lignes se situe notre point de fuite PF.
- on relie tous les coins du cube lignes de fuite vers PF
- on détermine la profondeur, mesure au crayon bras tendu en ayant soin de conserver le rapport des proportions,
- on termine en traçant une parallèle verticale, puis horizontale au point de
rencontre avec le ligne de fuite (du milieu).

Nota : En perspective frontale, pour tous volumes cubes, parallélépipèdes, les arrêtes horizontales restent parallèles, les verticales également.


EXEMPLE N° 2 :
cube de 1 m, NY à 1,75 m, et 0bs à 2 m à droite du cube


Vous remarquerez que, si la face visible du dessus est sensiblement identique, celle du coté est représentée par une surface plus importante.


EXEMPLE N° 3 :
cube de 1m, NY à 1,25 m, et 0bs à 1 m à droite du cube


On peut constater une nette différence par rapport à l'exemple N° 1.
La position de l'observateur est identique, mais un niveau NY plus bas intervient ici et modifie la surface supérieure du cube.


EXEMPLE N° 4 :
cube de 2 m, observateur assis à 1 m à droite du cube et NY à 1,25 m



Pour cet exemple nous retrouvons les lignes de fuite située au-dessus de NY qui descendent vers PF, et celles situées en-dessous qui montent vers le même PF


EXEMPLE N° 5
(un peu plus compliqué)
Pour cet exemple certaines lignes cachées ont été représentées. Ces tracés permettent parfois de mieux positionner les autres volumes, soit dans le sens de la profondeur, soit latéralement. Le volume à gauche, bien positionné, ne "bouche" pas le passage tunnel de l'élément de base.

Rappel : tout volume "compliqué" au premier abord, peut toujours être représenté par un assemblage de volumes simplifiés (cube, parallélépipède rectangle, sphère, pyramide etc...)





REMARQUE : Dans le but d'apporter une bonne précision, les lignes de fuite ont été tracées dans ces exemples à l'aide d'une règle permettant ainsi de faciliter la compréhension.
Il convient de rappeler que l'exécution d'un dessin ou d'un croquis sur le terrain, doit IMPERATIVEMENT effectués à main levée. En procédant de la sorte, vous donnerez ainsi "plus de vie" à votre trait et votre représentation.



EXEMPLE N° 5 :

Un autre exemple "intérieur d'une pièce" un peu plus concret.

L'observateur est debout et placé en face au milieu de la fenêtre. Son niveau NY se trouve à la hauteur de la croisée ce la fenêtre. C'est donc là que se situe le point de fuite PF. Vers ce point partent toutes les lignes de fuite, y compris les poutres du plafond, ainsi que celles du meuble situé contre le mur du fond.


Nota : Pour NY à 1,75 m, la hauteur sous plafond est environ de 2,80 m et la largeur de la pièce de 3,50 m = RESPECTEZ LES PROPORTIONS





Mise en application en peinture :

Ici, toutes les lignes de fuite convergent vers un point de fuite situé au centre de la petite porte de gauche (porte sous le tapis), pour un NY à environ 1,70 m.

LE TAPIS DE LA COUR
Huile sur carton toilé 41 x 33 cm (LETZELTER 2003)




REGLES A RETENIR EN PERSPECTIVE FRONTALE :

* les lignes horizontales restent parallèles
* les lignes verticales restent également parallèles
* les lignes qui s'éloignent de l'observateur (= lignes de fuite) rejoignent toutes le même point de fuite situé sur le niveau des yeux
(sauf particularité pour les plans inclinés, sujet traité plus loin)
* les lignes de fuite situées au-dessus du niveau des yeux descendent vers la ligne NY, et celles situées en dessous, montent vers NY.


CONCOURS : TEST ou LE JEU DES ERREURS

Observez le dessin ci dessous. Dans l'ensemble, le dessin fonctionne à peu près. Néanmoins, des erreurs ont été glissées volontairement dans la représentation. Essayez de les trouver.
1er prix : une aquarelle pour celui ou celle qui les trouvera toutes.





EXEMPLE ... de ce qu'il ne faut pas faire :

Vous qui doutez, voici pour vous rassurer, un exemple concret d'une peinture.
Ce tableau du 17ème siècle, photographié au Musée de NANCY, place Stanislas, représente la nef d'une église. L'artiste a pris certaines libertés avec la perspective frontale. Il devait ignorer les règles élémentaires et dessinait "au pif". Essayez de découvrir ces bizarreries.
Ne tenez pas compte des colonnes qui penchent un peu ... là c'est le photographe qui a été obligé de prendre la photo de biais pour éviter les reflets de lumière.



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