PRINCIPE DE BASE DE LA PERSPECTIVE LINEAIRE
La perspective linéaire est
certainement le moyen le plus facilement décrypté par le cerveau. Cette perspective permet de suggérer au mieux la profondeur.
Avant d'expliquer les 2 principales perspectives linéaires, commençons ici par définir quelques termes employés.

LH = ligne d'horizon (là où le ciel touche la mer) Correspond toujours au niveau horizontal des yeux. Ce niveau ne change pas, même en
penchant ou en levant la tête.
NY = niveau des yeux, hauteur ou
altitude du regard. NY est donc à la même hauteur que LH. Cette ligne sera représentée dans les différents croquis à venir par un trait horizontal rouge.
PF = point de fuite. C'est le point de
rencontre des différentes lignes de fuite, lignes qui s'éloignent de notre regard.
Lignes de fuite = ici en pointillés
longs rouge sur le croquis. Toutes ces lignes partent vers l'horizon et se rencontrent, sur PF situé au niveau de la ligne NY.
Centre visuel = point qui est situé
perpendiculairement devant l’observateur, à la hauteur de NY, ici représenté par un petit rond rouge.
Plan du dessin : c’est le plan vertical qui correspond à la surface sur laquelle on représente le dessin.
Nota : pour illustrer ce propos, une façon très simple pour dessiner … et tout le monde, sans le savoir, peut dessiner un
objet en perspective. Prenez un carreau en verre fixé verticalement (= plan du dessin) et sans bouger la tête dessinez sur la vitre l’image de l’objet que vous voyez au travers. Vous aurez une
illustration parfaite d’une bonne représentation de perspective.
POINT IMPORTANT :
Dans la première illustration, l'observateur debout, est placé, à environ 1 mètre à droite d’un chemin. Son niveau des yeux (Ho) est à 1,70 m Ho). Le chemin, d’une largeur de 1,50 m, est bordé
de petits arbres d’une hauteur de 3 mètres (Ha).
Pour la deuxième illustration, le sujet est identique, mais l’observateur positionné au même emplacement, est assis. Son niveau
des yeux est maintenant à 1 m.
Vous remarquerez que les dimensions et proportions du chemin et des arbres ne changent pas entre les deux illustrations. Par
contre, le feuillage commence maintenant au-dessus de la ligne LH. La surface du chemin, moins visible, est plus petite. Ce chemin sera réduit à une ligne lorsque l’observateur est couché sur
le sol.
Il convient donc de respecter impérativement le rapport des dimensions et différentes proportions des sujets lors de la mise en
place de l'esquisse : la hauteur des yeux doit toujours être en rapport avec les autres dimensions.
EXERCICES
Les 4 exercices qui vont suivre représentent le même sujet vu par un
observateur dans des positions et placement différents.
Le sujet
: Un chemin de 2 mètres de large bordé par une rangée d’arbustes située à 50 cm à gauche, arbustes d’une hauteur totale de 4 mètres dont 2 mètres pour le
tronc
Le niveau des yeux NY est représenté par une ligne discontinue rouge.
Les lignes de fuite (lignes qui s'éloignent de vous pour aller rejoindre le point de fuite) sont représentées par une ligne
continue rouge.
La position de l'observateur est représentée par triangle rouge.
Exercice Observateur N° 1

L'observateur est debout au milieu du chemin, son niveau des yeux est à 1,70 m
Mode opératoire pour le tracé :
1 Tracer
la ligne NY, en fonction de la partie à représenter au-dessus et en dessous de cette ligne.
Ici, l'espace et les arbustes à représenter sont sensiblement identiques au-dessus et en dessous.
( Le sujet et dessin à représenter doit "tenir" sur la feuille ).
2 En
conservant les bons rapports (voir article précédent) tracer à 1,70 m, les bords du chemin en reportant à gauche et à droite une distance de 1 m pour définir sa largeur
C'est votre « échelle niveau des yeux » qui vous servira de module de base pour définir et reporter ces
dimensions qui sont sur le même plan que celui de l'observateur.
3 Tracer
les lignes de fuite du chemin vers PF,. point situé à l’intersection de la ligne partant de l’observateur et coupant perpendiculairement le niveau des yeux NY.
4 Tracer
la hauteur totale du premier arbuste le plus proche, à savoir 4 m, puis la hauteur du tronc de 2m. On remarquera que le tronc dépasse légèrement la ligne NY.
5 Relier
le bas du tronc et le sommet de l’arbuste au point PF par les lignes de fuite : la ligne de fuite de la base de l’arbuste « monte » vers PF et celle du sommet
« descend » vers PF.
6 Dessiner les arbres successifs, dont l'écartement diminue au fur et à mesure de l'éloignement.
Cet aspect de la perspective des espacements sera détaillé dans un autre cours, lors de l'évocation des
particularités
Exercice Observateur N°2 :
Observateur debout, placé à 50 cm à droite du chemin, son niveau des yeux est toujours à 1,70
m
Vous remarquerez que les espaces entre les arbres sont beaucoup plus visibles. La surface du chemin est sensiblement
identique. La ligne de fuite passant par le sommet des arbres a une pente moins accentuée.
Exercice Observateur N°3 :
L'observateur est couché sur le chemin, à 50 cm du bord droit, son niveau des yeux est à 30
cm
A noter ici, que la surface visible du chemin a fortement diminué par rapport aux 2 exercices précédents. Une grande
partie des arbustes est au-dessus de NY.
Exercice Observateur N°4 :
L'observateur est monté dans une nacelle placée à 1 m à droite du chemin et son niveau des yeux est maintenant à
3 mètres.
La surface visible du chemin est beaucoup plus importante.
Une grande parties de la hauteur des arbustes est en-dessous de NY.
A RETENIR (pour ces exercices, comme dans tous les autres dessins) :
- Toutes les lignes de fuite situées au-dessus du niveau des yeux DESCENDENT vers le ou les points de fuite PF.
- Toutes les lignes de fuite situées en-dessous de NY, MONTENT vers le ou les points de fuite PF.