PRESENTATION

Mercredi 15 avril 2009



... et les bases pour débuter à "l'HUILE"

  ---  LES BASES DU DESSIN  --- 

 

 

 

...

  Dessiner, c'est errer dans l'espace avec un crayon.

 



EN COURS DE REDACTION sur ce même blog,

"LES BASES POUR BIEN DEMARRER EN PEINTURE A L'HUILE"

 


 

L’œil voit, le regard pense, la pensée touche.

 Par cette citation nous devons comprendre que l’œil enregistre les couleurs, donc la lumière qui est transmise au cerveau. Cette perception est transformée, analysée et interprétée par le cerveau, puis traduite en émotion.

 

Tout objet est défini dans l'espace par 3 dimensions : la hauteur, la largeur et la profondeur. Pour retrouver cette dernière dimension, la profondeur, sur la surface ou nous allons dessiner, nous pouvons mettre en oeuvre plusieurs moyens et utiliser DIFFERENTES FORMES DE PERSPECTIVE.

 

 Dessiner consiste à représenter sur une surface BI-dimensionnelle, un objet TRI-dimensionnels. Avec la perspective, nous « trompons » le cerveau en lui suggérant la profondeur qui n'existe pas dans l'épaisseur de la feuille de papier !

 

 


 

Préliminaire ou la théorie des « 2 cerveaux » :

 

Nous savons que l’image est enregistrée par notre système de vision, puis décodée par notre cerveau. Par contre, pour créer et dessiner une image, un autre chemin est mis en œuvre : une image est générée dans notre cerveau, puis dessiner par l’intermédiaire de notre main sous le contrôle de notre vision. Mais dans quelle partie du cerveau est générée cette image?

 

Dans son livre « Visualisation des images pour agir », mon ami François J. Paul-Cavallier* souligne dans la « théorie des 2 cerveaux », l’importance de la structuration de la pensée et de l’influence de l’esprit sur la réalité. Pour résumer ce que d’autres chercheurs** mettent aussi dans cette théorie, ils ont démontré qu’à partir des 2 hémisphères, lobe droit et lobe gauche du cerveau, des actions tout à fait différentes prennent naissance. A noter que c’est le lobe droit qui commande la partie gauche de l’individu et le lobe gauche qui commande la partie droite.

 

Lobe GAUCHE : il analyse, déduit, rationnalise. C’est le siège du verbal, du relationnel, du séquentiel et du symbolique. En somme, tout ce qui tient de la logique et de la critique.

C’est le dominant.

 

Lobe DROIT : il est plus rapide et plus complexe (partie plus développée chez les artistes). C’est le siège de ce qui est irrationnel, intuitif, émotif et où se génèrent les images et les rêves.

On l’appelle le dominé.

 

Ces 2 hémisphères interfèrent constamment et nous empêchent d’exploiter la totalité de nos possibilités pour nos aptitudes à dessiner. Il faudrait donc utiliser le potentiel du « cerveau droit » pour mieux réussir dans ce domaine.

 

Environ jusqu’à l’âge de 10 ans, aucun hémisphère est dominant, mais le « droit » est mis en jeu lors des premiers dessins. Il utilise tout naturellement la visualisation, la mise en espace par le tracé des contours : il évite les détails. Observez un enfant qui dessine une maison, un personnage : il va droit à l’essentiel.

A partir de 10 ans, la structure du « gauche » se développe grâce à l’apprentissage et les acquis scolaires. On commence à analyser d’une façon logique et rationnelle, ce qui commence à limiter le potentiel du « droit ».

Pour souligner cette prépondérance en évitant la symbolisation de nos acquis, faites faire le test suivant : prenez un dessin … même un peu compliqué et présenté le à l’envers avant de le reproduire. Vous serez surpris du résultat.

Pour mieux dessiner, il faut donc amener le « cerveau gauche » à capituler. Ce passage est certes difficile, mais vous permettra une meilleure évasion en dessinant, sans vous fatiguer par une grande concentration.

 

Dessiner d’une façon réaliste est important. Cette activité nous permet :

de « voir en profondeur »,

de regarder autrement … d’une façon différente,

de mieux libérer le geste … même pour d’autres activités.

 

* F. J. Paul-Cavallier : psychothérapeute et formateur pour améliorer et développer ses compétences.   

**  Betty Edwards, Itsuo Tsuda qui ont publié des livres sur ce sujet.

 

 


 

 

UN PETIT BOUT D'HISTOIRE :

 Avant de voir le sommaire, petite histoire de l’évolution de la perspective dans le dessin et la peinture.

Cette représentation de la profondeur a été résolue de différentes façons au fil du temps. Initialement, le dessin définissait plutôt les contours.

 

Pour la Grèce antique : premiers systèmes et théories décrites par Euclide, principalement basés sur la taille et la réduction des objets.

Pour la civilisation romaine : première approche avec 1 point de fuite

Ce n’est qu’à la fin du Moyen –âge, début du XIIIe siècle que furent « inventées » et définies les premières règles de la perspective.

Vers 1400, les premières peintures de Giotto laissent apparaître certaines formes de perspective.

Formulées pour la 1ère fois par des artistes, mais surtout des architectes (Piero della Francesca, Alberti, Brunelleschi) les règles élémentaires : ligne d’horizon, et points de fuite vers lesquels convergent les lignes de fuite.

Vers 1450, Léonard de Vinci complète et précise ces règles de la projection, ainsi que la théorie sur les variations de la couleur selon l’éloignement (perspective atmosphérique). Puis Raphaël synthétise toutes ces donnés.

Vers 1500, Albrecht Dürer met en œuvre des systèmes pour simplifier les représentations : mire et plaque de verre posée verticalement, puis reproduction par quadrillage.

 

 NOTA : Pour une bonne compréhension, naviguez et consultez les articles dans l'ordre successif de la "LISTE DES ARTICLES" en haut à gauche.

Pour remonter dans la suite logique des articles, vous pouvez aussi cliquer sur "Précédent" en bas de page.

 

SOMMAIRE :




 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 





 




 


 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 MATERIEL  DE DESSIN

COULEURS et CERCLE CHROMATIQUE

COULEURS EMOTIONS

COMPOSITION

NOMBRE D’OR

 

LES DIFFERENTES FORMES DE PERSPECTIVE :

CHEVAUCHEMENT   - CHANGEMENT DE TAILLE

PERSPECTIVE PAR REDUCTION DES ESPACEMENTS
MODELÉS ET OMBRES
DÉTAILS ET CONTOURS : ATMOSPHERIQUE

CHANGEMENT DE VALEUR ET COULEURS

et celle qui vient la première à l'esprit :
La PERSPECTIVE LINÉAIRE, à savoir
FRONTALE avec 1 point de fuite
OBLIQUE  avec 2 points de fuite  Voir Annexe 1 page 34 à 36

                  avec 3 points de fuite

EXEMPLES de MISE EN APPLICATION

 

PARTICULARITÉS :
Plan incliné
Centre perspectif
Cercle
Répartition des espaces
Reflets  et ombres
Perspective des ombres
Réfraction

CORPS HUMAIN Notions de base

Détails sur quelques parties du corps

Personnages dans perspective

 

CONCLUSION

ET LEONARD DE VINCI ???

 

EXPOSITION VIRTUELLE : Dessins  - Pastels  - Sanguines  - Aquarelles  - Huiles

Adresse du blog :    http://abc-dessin.overblog.com    

 

Par JM LETZ - Publié dans : abc-dessin
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Vendredi 3 octobre 2008

Par opposition à la peinture ou plusieurs couleurs sont utilisées, le dessin est principalement effectué par l'intermédiaire de :

- crayon ou mine graphite, (voir compléments ci-dessous)

- encre de chine, (composition : noir de fumée + colle ou gélatine)

- fusain, (origine : baguette bois en saule, bouleau + carbonisation "combustion sans oxygène")

- sanguine (composition : pigment de poudre fine couleur ocre rouge + gomme arabique).

 

Les crayons ou mines en graphite sont composés d'un mélange de poudre de graphite et d'argile (liant). Ce mélange est cuit au four. Ces crayons sont numérotés en fonction de leur dureté (encore appelé "gradation").

La dureté est fonction de la proportion d'argile dans le mélange : plus la quantité d'argile est importante, plus la mine de graphite sera dure.

 


GRADATIONS :

 

- tendre et très noir : 7B        6B        5B        4B       3B
- tendre et noir :        
2B       B          HB       F
- dur :                          H         
2H       3H        4H
- très dur :                  5H        6H        7H        8H        9H

 

Pour dessiner, il convient d'utiliser un minimum de 3 ou4 gradations différentes (voir en gras italique les gradations préconisées dans liste ci-dessus). Ces crayons seront utilisés pour :

Proposition :     - HB pour les tracés légers préliminaires,
- 4B et 2B pour les tons, ombres et aplats,
- 2H pour les détails et pénombres. 

 

SUPPORTS DE DESSIN :

 

Le principal support utilisé est le papier à dessin. Allant du satiné au grains fins et grains moyens, on trouve le papier en plusieurs formats et grammage.

A noter que le papier de marque Canson comporte des grains fins d'un coté et moyens de l'autre. Il conviendra donc de privilégier un coté en fonction du sujet.

 

 

FORMAT DU PAPIER :

Le format international du « papier industriel » que l’on connaît par exemple sous l’appellation de FORMAT A4 n’est pas souvent utilisé en « art dessin ».

Les formats français « dessin » normalisé par l’Afnor, existent en multiples dimensions. La dénomination provient des temps anciens ou des filigranes figuraient sur ces papiers fabriqués à la main.

Les formats en gras rouge ci-dessous sont principalement utilisés en dessin. On trouve différents grammage pour chacun de ces formats.

Il convient de noter que la fabrication industrielle du papier aquarelle et autres papiers à dessin, a donné naissance à de multiples formats selon le fabricant. Ces formats se rapprochent plus ou moins des formats d’origine, qui eux de toute façon, variaient en fonction des conditions de fabrication.

 

Dénomination           Format en cm                          Dénomination             Format en cm

CLOCHE                    30 X 40                                   POT                          31 X 40

TELLIERE ?                34 X 44                                  COURONNE               36 X 46

ECU                          40 X 50                                  COQUILLE                 45 X 56

CARRE                      45 X 56                                 CAVALIER                  46 X 62

RAISIN                    50 X 65                                  DEMI-RASIN             32,5 X 50

DOUBLE RAISIN       65 X 100                                JESUS                        56 X 76

SOLEIL                      60 X 80                                 COLOMBIER                63 X 90

PETIE AIGLE            70 X 94                                  GRAND AIGLE           75 X 106

GRAND MONDE          90 X 126                                 UNIVERS                   100 X 130

 

 

 

AUTRE MATERIEL NECESSAIRE :

 

D'autres outils seront à ajouter à cette liste : gomme normale et gomme mie de pain, règle graduée permettant de prendre les proportions (plus facile d'utilisation que le crayon tendu à bout de bras) et une équerre/rapporteur, dont nous verrons l'emploi lors de la perspective linéaire.

Comme nous le verrons plus loin, le mètre pliant sera très utile ....... le marteau ... NON. 

 

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Vendredi 3 octobre 2008

Perspective très simple à mettre en oeuvre. La superposition des éléments nous donne la situation dans l'espace (dans le sens de la profondeur)


Ci-dessus : A gauche sans chevauchement, à droite avec chevauchement

Exemple :


Les arbres, par chevauchement sur les autres plans, définissent mieux la profondeur.
Les Embiez au Brusc
(Dessin de l'auteur, graphite sur papier Canson)
 

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Vendredi 3 octobre 2008

 
Dans l'exemple ci-dessus, le changement de taille des maisons donne la profondeur et influence la perception (situation dans la profondeur, du plus près au plus loin, du plus grand au plus petit)

 

Mise en application en peinture :

Sans aucune ligne de fuite ou autre perspective, seul le changement de taille des feuilles de nénuphars nous précise la profondeur.


Mare aux nénuphars

(Huile de l'auteur sur papier toilé 42x56cm)

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Vendredi 3 octobre 2008


La réduction de l'espacement entre les objets, en même temps que le changement de taille, procèdent également à cette perception de profondeur. Dans l'exemple ci-dessus, à gauche, la profondeur n'est pas perçue, alors qu'à droite, le cerveau à travers cette vision interprète un éloignement successif des poteaux. La profondeur est mieux suggérée.

 

Nota : Nous verrons ultérieurement comment ce tracé est opéré.

Exemple de mise en application

Esquisse d'un pont : réduction des espacements des arches et de la rambarde nous influence sur le sens de la profondeur.

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Vendredi 3 octobre 2008

Le modelé est un des procédés utilisé pour définir les formes ou volumes "ronds" qui ne comportent pas d'arêtes vives, donc pas de lignes de fuite. C'est la lumière qui génère les ombres et lumières réfléchies. Souvent  ces ombres vont apporter la meilleure information en étant facilement interprété par le cerveau.
Il convient, dès le départ de représenter la direction de la lumière par la représentation d'une flèche en perspective. Ici la lumière arrive de l'arrière droit.

 Exemples de  mise en application :


CERISES NOIRES

Dessin de l'auteur sur papier Canson 22 x 30 cm avec mine graphite "aquarellable"

 
                   

Autre exemple : Exercice réalisé en cours

DRAPE Dessin de l'auteur Graphite sur papier Canson 22 x 30 cm

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Dimanche 30 septembre 2007
LUMIERE ET CERCLE CHROMATIQUE

La lumière, flux de photons (ondes électromagnétiques) se décompose en couleurs en traversant un prisme. On voit apparaître les couleurs de "l'arc-en-ciel", couleurs principalement visibles  :

ROUGE 
ORANGE JAUNE VERT BLEU INDIGO  - VIOLET  



On notera que le rouge possède une longueur d'onde (aux alentours de 700 nm) environ 2 fois plus grande que le violet (aux alentours de 380 nm). Cette caractéristique nous permet de voir un coucher de soleil et un ciel rouge, alors que toutes les autres couleurs ne parviennent plus à notre regard (difficultés de traverser l'atmosphère polluée).
Cette décomposition de la lumière a été découverte par NEWTON.
La recomposition de la lumière par YOUNG à partir de 6, puis 3 couleurs.


COULEURS ADDITIVES
Ce sont les couleurs que l'on rencontre dans un système de lumière.
Exemple : télévision, écran ordinateur, rétro-projecteur
Les 3 couleurs primaires additives sont : le ROUGE, le VERT, le BLEU.
L'addition (recomposition) des 3 couleurs nous redonne le blanc (la lumière).



En additionnant deux couleurs primaires ci-dessus, on obtient 3 couleurs secondaires, à savoir :
- ROUGE + VERT = JAUNE
- ROUGE + BLEU =MAGENTA
 - BLEU + VERT = CYAN
et se sont ces 3 couleurs qui deviennent les 3 couleurs primaires dans le système des

COULEURS SOUSTRACTIVES
Le mélange des 3 couleurs MAGENTA + JAUNE + CYAN nous donne un brun profond se rapprochant du noir.

Ces couleurs sont utilisées dans un système "matière"
Exemple : peinture, imprimerie

En mélangeant deux couleurs primaires soustractives on obtient les 3 couleurs secondaires soustractives :
- MAGENTA + JAUNE = ORANGE
      MAGENTA + CYAN = VIOLET
 - CYAN + JAUNE = VERT
Ces 3 couleurs sont aussi appelées couleurs complémentaires :
- le VERT complémentaire de la couleur opposé à savoir le MAGENTA,
- l'ORANGE complémentaire du CYAN, et
- le VIOLET complémentaire du JAUNE.

A noter :
Un corps absorbe certaines radiations et nous renvoie certaines autres. Ce sont les radiations réfléchies qui nous informent donc sur la couleur de l'objet.
Exemple : une belle pomme toute rouge absorbe toutes les radiations/couleurs situées à droite du rouge, (voir arc-en-ciel) et nous renvoie la seule couleur rouge.
Blanc et noir : un corps blanc diffuse toutes les radiations, le noir les absorbe en totalité.



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Samedi 29 septembre 2007

PERSPECTIVE ATMOSPHERIQUE

           par les Détails et contours
        parfois encore appelé Perspective aérienne

Cette forme de représentation en perspective par les détails et les contours peut être comparée à la profondeur de champ en photographie : l'image est nette au premier plan, et devient "floue et légère" vers l'arrière.
En dessin, tous les objets situés au premier plan devront donc être représentés d'une façon précise. Puis, les détails seront de moins en moins précis au fur et à mesure que l'on dessine les parties situées vers l'arrière. Il faut également jouer sur le contraste entre ombres et lumière. En effet, le contraste doit être prononcé au premier plan : contraste noir et blanc, et moins soutenu dans les plans arrières : contraste gris foncé et gris clair.


SAPINS DES VOSGES
(Dessin de l'auteur mine de graphite 30 X 22 cm)




PERSPECTIVE ATMOSPHERIQUE
          Changement de valeur et de couleurs
      
  A l'exemple ci-dessus, le dessin graphite est remplacé ici par les couleurs.


Même sujet
que précédemment,
mais traité avec des crayons de couleurs

Cette représentation est encore parfois appelée perspective aérienne (désignation origine d'air ou atmosphère et non pas altitude).

Lorsque vous observez un paysage montagneux comme pour l'exemple ci-dessus, vous constaterez dans la succession de vallonnements boisés, une modification de couleurs pour un objet identique, ici le sapin. Votre vision, donc votre cerveau, va enregistrer pour les sapins du premier plan un vert soutenu, plutôt sombre. Le vert s'atténue pour devenir bleu clair dans le lointain : la ligne bleue des Vosges.
Ce phénomène est généré parce que la lumière et les couleurs, traversent l'atmosphère (l'air) chargée d'impuretés : pollutions diverses, humidité etc. Cette pollution ralentie la propagation des couleurs, plus ou moins selon la longueur d'onde de la couleur, chaque couleur ayant sa propre longueur d'onde (voir article sur les couleurs et le cercle chromatique). Ainsi, les couleurs identiques ne parviennent plus à notre regard avec la même intensité.
Vous pourrez remarquer, après une averse, que ce phénomène est moins flagrant. Les couleurs sont plus soutenues parce que la pluie a dissipé la pollution, permettant ainsi, de mieux percevoir l'éclat des couleurs.

Pour une bonne représentation de cette perspective atmosphérique, il convient aussi de respecter les mêmes recommandations qu'au chapitre précédent (détails et contours), en y ajoutant le changement de couleurs et d'intensité des teintes.
Les couleurs identiques seront plus chaudes dans les premiers plans que celles des arrières plans : teintes soutenues au premier plan, mais délavées et de plus en plus plus légères en progressant vers l'arrière plan.

Exemple 1 :
Ici, les teintes chaudes du premier plan repoussent les "bleus froids" vers l'arrière.
La perspective linéaire est quasiment absente, et la profondeur est surtout rendue par les détails de moins en moins présents. A noter, la couleur bleue qui s'éclaircit à chaque changement de plan.


LA MEIJE AU CHAZELET
(LETZELTER 2003)
Huile sur papier toilé 42 x 56 cm



EXEMPLE 2 :
Le flou et les couleurs estompées de l'arrière-plan,  donnent la profondeur au sujet. Notre regard est également attiré vers le parapluie, objet très proche et de couleur chaude.

VENISE, PARAPLUIE ET AQUA-ALTA

Huile 48 x 36 cm  (LETZELTER 2003)


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Samedi 29 septembre 2007
PRINCIPE DE BASE DE LA PERSPECTIVE LINEAIRE

La perspective linéaire est certainement le moyen le plus facilement décrypté par le cerveau. Cette perspective permet de suggérer au mieux la profondeur.
Avant d'expliquer les 2 principales perspectives linéaires, commençons ici par définir quelques termes employés.
TERMES-PERSPECTIVE-DEBOUT-copie-1.JPG

LH = ligne d'horizon (là où le ciel touche la mer) Correspond toujours au niveau horizontal des yeux. Ce niveau ne change pas, même en penchant ou en levant la tête.
Plan du dessin : c’est le plan vertical qui correspond à la surface sur laquelle on représente le dessin.
Nota : pour illustrer ce propos, une façon très simple pour dessiner … et tout le monde, sans le savoir, peut dessiner un objet en perspective. Prenez un carreau en verre fixé verticalement (= plan du dessin) et sans bouger la tête dessinez sur la vitre l’image de l’objet que vous voyez au travers. Vous aurez une illustration parfaite d’une bonne représentation de perspective.
Vous remarquerez que les dimensions et proportions du chemin et des arbres ne changent pas entre les deux illustrations. Par contre, le feuillage commence maintenant au-dessus de la ligne LH. La surface du chemin, moins visible, est plus petite. Ce chemin sera réduit à une ligne lorsque l’observateur est couché sur le sol. Il convient donc de respecter impérativement le rapport des dimensions et différentes proportions des sujets lors de la mise en place de l'esquisse : la hauteur des yeux doit toujours être en rapport avec les autres dimensions.

EXERCICES

Les 4 exercices qui vont suivre représentent le même sujet vu par un observateur dans des positions et placement différents.

Le sujet

- Le niveau des yeux NY est représenté par une ligne discontinue rouge.

- Les lignes de fuite (lignes qui s'éloignent de vous pour aller rejoindre le point de fuite) sont représentées par une ligne continue rouge.

- La position de l'observateur est représentée par triangle rouge.


Exercice Observateur N° 1

CHEMIN-PERSPECTIVE1.jpg L'observateur est debout au milieu du chemin, son niveau des yeux est à 1,70 m

Exercice Observateur N°2 :

CHEMIN-PERSPECTIVE2.jpg

Observateur debout, placé à 50 cm à droite du chemin, son niveau des yeux est toujours à 1,70 m

La surface visible du chemin est beaucoup plus importante.
Une grande parties de la hauteur des arbustes est en-dessous de NY.





A RETENIR (pour ces exercices, comme dans tous les autres dessins) :
- Toutes les lignes de fuite situées au-dessus du niveau des yeux DESCENDENT vers le ou les points de fuite PF.
- Toutes les lignes de fuite situées en-dessous de NY, MONTENT vers le ou les points de fuite PF.





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Vendredi 28 septembre 2007
PERSPECTIVE LINEAIRE A 1 POINT DE FUITE

Cette perspective est utilisée lorsque la face avant d'un volume est parallèle au front de l'observateur, d'où son nom FRONTALE.
Dans les différents exemples simples qui vont suivre, la représentation d'un cube a été utilisée pour faire comprendre l'interaction entre :
- la position de l'observateur par rapport à ce cube,
- et son niveau des yeux.

Pour tous ces exemples :
- 4 carreaux représente 1 mètre sur le terrain,
- le niveau des yeux est représenté par la ligne rouge discontinue NY
- la position de l'observateur par une flèche liée avec un 0
- les ligne de fuite par des lignes continues en rouge.


EXEMPLE N° 1 :
cube de 1m, NY à 1,75 m soit 7 carreaux et 0bs à 1 m à droite du cube


Mode opératoire pour cet exemple(et les autres) :
- on commence par dessiner le niveau NY,
- puis l'arrête de la base du cube de 1 m, arrête à tracer à 1,75 m en-dessous de NY, puis la totalité de la face avant du cube,
- ensuite on élève à 1 m à droite de cette face, la perpendiculaire qui va couper la ligne NY. A la rencontre de ces 2 lignes se situe notre point de fuite PF.
- on relie tous les coins du cube lignes de fuite vers PF
- on détermine la profondeur, mesure au crayon bras tendu en ayant soin de conserver le rapport des proportions,
- on termine en traçant une parallèle verticale, puis horizontale au point de
rencontre avec le ligne de fuite (du milieu).

Nota : En perspective frontale, pour tous volumes cubes, parallélépipèdes, les arrêtes horizontales restent parallèles, les verticales également.


EXEMPLE N° 2 :
cube de 1 m, NY à 1,75 m, et 0bs à 2 m à droite du cube


Vous remarquerez que, si la face visible du dessus est sensiblement identique, celle du coté est représentée par une surface plus importante.


EXEMPLE N° 3 :
cube de 1m, NY à 1,25 m, et 0bs à 1 m à droite du cube


On peut constater une nette différence par rapport à l'exemple N° 1.
La position de l'observateur est identique, mais un niveau NY plus bas intervient ici et modifie la surface supérieure du cube.


EXEMPLE N° 4 :
cube de 2 m, observateur assis à 1 m à droite du cube et NY à 1,25 m



Pour cet exemple nous retrouvons les lignes de fuite située au-dessus de NY qui descendent vers PF, et celles situées en-dessous qui montent vers le même PF


EXEMPLE N° 5
(un peu plus compliqué)
Pour cet exemple certaines lignes cachées ont été représentées. Ces tracés permettent parfois de mieux positionner les autres volumes, soit dans le sens de la profondeur, soit latéralement. Le volume à gauche, bien positionné, ne "bouche" pas le passage tunnel de l'élément de base.

Rappel : tout volume "compliqué" au premier abord, peut toujours être représenté par un assemblage de volumes simplifiés (cube, parallélépipède rectangle, sphère, pyramide etc...)





REMARQUE : Dans le but d'apporter une bonne précision, les lignes de fuite ont été tracées dans ces exemples à l'aide d'une règle permettant ainsi de faciliter la compréhension.
Il convient de rappeler que l'exécution d'un dessin ou d'un croquis sur le terrain, doit IMPERATIVEMENT effectués à main levée. En procédant de la sorte, vous donnerez ainsi "plus de vie" à votre trait et votre représentation.



EXEMPLE N° 5 :

Un autre exemple "intérieur d'une pièce" un peu plus concret.

L'observateur est debout et placé en face au milieu de la fenêtre. Son niveau NY se trouve à la hauteur de la croisée ce la fenêtre. C'est donc là que se situe le point de fuite PF. Vers ce point partent toutes les lignes de fuite, y compris les poutres du plafond, ainsi que celles du meuble situé contre le mur du fond.


Nota : Pour NY à 1,75 m, la hauteur sous plafond est environ de 2,80 m et la largeur de la pièce de 3,50 m = RESPECTEZ LES PROPORTIONS





 

Mise en application en peinture :

Ici, toutes les lignes de fuite convergent vers un point de fuite situé au centre de la petite porte de gauche (porte sous le tapis), pour un NY à environ 1,70 m.

LE TAPIS DE LA COUR
Huile sur carton toilé 41 x 33 cm (LETZELTER 2003)


 



 

REGLES A RETENIR EN PERSPECTIVE FRONTALE :

* les lignes horizontales restent parallèles
* les lignes verticales restent également parallèles
* les lignes qui s'éloignent de l'observateur (= lignes de fuite) rejoignent toutes le même point de fuite situé sur le niveau des yeux
(sauf particularité pour les plans inclinés, sujet traité plus loin)
* les lignes de fuite situées au-dessus du niveau des yeux descendent vers la ligne NY, et celles situées en dessous, montent vers NY.


 


CONCOURS : TEST ou LE JEU DES ERREURS

Observez le dessin ci dessous. Dans l'ensemble, le dessin fonctionne à peu près. Néanmoins, des erreurs ont été glissées volontairement dans la représentation. Essayez de les trouver.
1er prix : une aquarelle pour celui ou celle qui les trouvera toutes.





EXEMPLE ... de ce qu'il ne faut pas faire :

Vous qui doutez, voici pour vous rassurer, un exemple concret d'une peinture.
Ce tableau du 17ème siècle, photographié au Musée de NANCY, place Stanislas, représente la nef d'une église. L'artiste a pris certaines libertés avec la perspective frontale. Il devait ignorer les règles élémentaires et dessinait "au pif". Essayez de découvrir ces bizarreries.
Ne tenez pas compte des colonnes qui penchent un peu ... là c'est le photographe qui a été obligé de prendre la photo de biais pour éviter les reflets de lumière.



Par LETZELTER - Publié dans : abc-dessin
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