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Les  bases  du  dessin ... et  de  la  peinture

QUELQUES TECHNIQUES ...

31 Octobre 2006 , Rédigé par JAIME

Le lavis : Sur papier sec.
Pour cette technique préparez suffisamment de « couleur liquide ».
- Posez votre feuille sur un plan de travail incliné.
- Avec un pinceau bien chargé de couleur, tracez une ligne horizontale de droite vers la gauche. Une accumulation de couleur va se produire au bas de ce tracé.
- Recommencez au bas de cette première ligne, mais partez de la gauche et allez vers la droite.
- Continuez ainsi en alternant pour couvrir la surface concernée.
- Aspirez le surplus au bas du dernier tracé à l’aide d’un pinceau sec ou épongez par l’intermédiaire d’un buvard ou papier absorbant.
La même teinte est utilisée du haut vers le bas pour obtenir un lavis uniforme. Vous pouvez aussi diluez un peu à chaque ligne pour obtenir un lavis dégradé. (Voir ci-contre)

Nota : sur papier humide, le lavis est plus facile.

QUELQUES TECHNIQUES ...

Le glacis :
C’est une couche de couleur transparente venant en superposition à une autre et qui va modifier ou influencer la couche inférieure. Certains aquarellistes terminent leur travail par un glacis général ou partiel sur le sujet pour unifier l’ensemble.
Dans l’exemple ci-dessous, un glacis jaune a été posé sur la moitié gauche du sujet : fond et feuilles. Le résultat du côté gauche me semble beaucoup plus harmonieux.

QUELQUES TECHNIQUES ...

Les « fondus » :
Pour réussir cette technique, il faut poser sur un papier, une couleur de préférence la plus claire, puis une seconde en laissant un espace d’environ
 3 à 4 mm. Dans cet espace on ajoute alors un filet d’eau près de la couleur supérieure et on incline légèrement le papier. La fusion va s’opérer toute seule … mais elle est parfois difficile à maîtriser en fonction des couleurs employées. On peut aussi par l’intermédiaire d’un pinceau chargé d’eau aller successivement d’une couleur à l’autre (exemple du bas).

Exemple du haut exécuté sur papier sec, celui du bas sur papier humide. On constate une fusion plus rapide sur le 1er, mais plus douce sur le 2ème.

 

QUELQUES TECHNIQUES ...

La peinture « négative » :
C’est une partie d’un sujet clair sur un fond sombre. Ce sera donc le fond sombre qui délimitera et « contrastera » avec la partie claire. A ce sujet, voir un exemple dans les exercices de la représentation de fleurs en blanc.

Les structures :
L’utilisation d’une éponge, d’une feuille plastique froissée donnera des résultats intéressant lorsqu’on « tamponne » les couleurs encore humides.

Les projections :
L’emploi d’une brosse donnera des effets différents selon la dilution de la couleur et la souplesse de la brosse. Les projections sont utilisées pour créer des effets de matière sur rochers ou murs et autres surfaces telles que champs, prés, sous-bois, etc.
Les projections sur papier humide seront plus diffuses que sur sec

Le filet d’eau :
Ce n’est pas un filet de pêcheur, mais un « canal de guidage ».
Ce procédé consiste à tracer une ligne avec un pinceau fin (emploi du « Gulliver ») chargé uniquement d’eau. Au bout de cette ligne on « introduira » un couleur qui va migrer dans ce canal d’eau. Il suffit de le réalimenter en eau pour continuer le tracé.
Ce système a l’avantage, en cas d’erreur, de pouvoir éponger l’eau et de recommencer le tracé.

 

Le Blanc dans l’aquarelle = celui du papier

Travail en réservation : Pour conserver ce blanc, plusieurs méthodes sont possibles.
1 - La 1ère et la plus simple consiste à mouiller, plus ou moins, la partie à colorer.
La couleur posée s’arrêtera à la limite de la zone sèche.
2 - Vous disposez aussi du « drawing-gum pour réserver des zones précises et plus petites.
Cette matière est posée avec un stylet, une plume ou un vieux pinceau, ustensiles qu’il convient de nettoyer au savon rapidement après usage.
Attendez le séchage complet des couleurs, pour enlever ce drawing-gum. Pour cela, frottez-le avec les doigts ou une gomme
3 - Une autre solution consiste à frotter la surface à protéger avec une bougie avant de déposer la couleur, mais la matière restera sur le papier. Cette solution donne des résultats intéressants pour la représentation d’eau.

Ouverture de blanc par retrait de pigments :
1 - avec un pinceau :
Assez facile sur papier humide, plus difficile sur papier sec, cette technique consiste à opérer des retraits de pigments. Le pinceau est utilisé pour « pomper » la couleur. Selon le but recherché, vous pouvez aussi utiliser un buvard, une éponge ou un coton-tige.
Dans tous ces cas, les contours obtenus ne seront pas nets et garderont selon la structure du papier, une mémoire de la couleur préalablement posée.
Sur le papier sec, remouillez. Laissez agir quelques secondes, puis frottez avec un pinceau acrylique, sans toutefois trop « fatigué «  le papier.
2 - avec un cutter :
Il n’est pas interdit de gratter avec un cutter ou une lame à rasoir, la surface du papier sec pour ouvrir des traits blancs assez fins. A éviter sur du papier trop fin.
3 - avec de l’eau de javel :
Certains vont même jusqu’à employer de l’eau de javel diluée à 50 % d’eau, ce qui va néanmoins légèrement jaunir la surface. Pour cette opération, employez uniquement des pinceaux synthétiques, ceux en poils naturels ne supportent pas l’eau de javel. L’ouverture de blanc avec l’eau de javel donne des limites assez nettes.
4 - avec du papier de verre :
Si vous utilisez du papier à fort grammage, l’emploi de papier de verre ou autre surface rugueuse très fine permet de retrouver le blanc du papier. Dans ce cas le papier doit être complètement sec.
Une nouvelle pose de couleur est ensuite possible.

 

 

Dans le prochain article, je vous propse de réaliser des exercices pour mieux appréhender les diverses techniques.

 

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