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Les  bases  du  dessin ... et  de  la  peinture

MODES OPERATOIRES ou ...

31 Octobre 2006 , Rédigé par JAIME

Déroulement des différentes interventions :
QUAND POSER LES COULEURS DANS L’HUMIDE : ???

Avant la préparation du papier assurez-vous de travailler sur le bon côté. Pour l’utilisation d’un bloc, le choix est simple. Par contre, pour une feuille il faut observer la texture. Sur le mauvais côté, cette texture est plus régulière que sur le bon. Il n’y a qu’une seule face qui est encollée et donc meilleure.

Sur un papier bien tendu (voir le mode opératoire précédemment expliqué) », remouillez la surface abondamment au pinceau ou avec une éponge. Si la surface est importante (grand format) je vous conseille d’utiliser une éponge : plus rapide mais surtout plus régulier.

Trois stades « humidité » vont successivement apparaître :
1 - la surface ressemble à un miroir sur un papier encore très humide.
C’est à ce moment qu’il convient de poser les premiers pigments transparents (voir l’article ci-après pour les teintes). Les couleurs seront sorties du tube directement sur le pinceau. Si vous ne possédez pas de tube, il est important de préparer une quantité suffisante de couleur sur une palette porcelaine, mélange avec très peu d’eau.
Laissez migrer ces pigments pour obtenir les fusions entre les différentes couleurs posées. C’est à ce stade que l’on peut encore essayer de contrôler la migration en inclinant plus ou moins le papier fixé sur un support.

2 - la surface devient ensuite brillante.
Continuez rapidement à poser à l’aide d’un pinceau sans trop de charge en eau, (ou couleur sortie du tube) les couleurs en renforçant certaines parties pour mieux préciser les contours.

3 – la surface devient mâte.
A ce stade, les pigments ne migrent pratiquement plus. Renforcez encore les teintes. N’oubliez surtout pas que celles-ci vont s’éclaircir pendant le séchage.

Vous pouvez ensuite continuer à travailler sur papier sec ou humide. Dans ce cas, lorsque le papier sera complètement sec vous pouvez remouiller la surface : il n’y aura pas d’auréole.

TRÈS IMPORTANT … donc à retenir :
Sur une surface humide, le pinceau doit toujours contenir moins d’eau que le papier. Dans le cas contraire, les pigments seront repoussés. Alors ils vont migrer et se concentrer pour former … une « belle auréole ».

Nota : Toute la difficulté réside dans l’évaluation de ces stades du degré d’humidité. Aussi, faites des essais sur différents papiers car chaque papier à sa propre réactivité. Ce n’est qu’après de multiples essais .... et certainement de multiples "loupés" que votre vision viendra enrichir la maîtrise. Alors, essayer, trompez-vous …. Mais recommencez pour apprendre.

ÉQUILIBRE DES COULEURS :

Vous trouverez les bases élémentaires concernant les couleurs et le cercle chromatique dans la partie « Peinture » du présent blog. Les 3 couleurs primaires, et toutes les autres qui en découlent, doivent être utilisées à bon escient. Il vaut mieux garder une palette de couleur réduite et bien harmonisée plutôt qu’une multitude de couleurs qui vont finir par être disparates.

Vous pouvez aussi consulter l’article « Perspective atmosphérique » sous la partie dessin.
Il est important de retenir quelques principes essentiels :
- les couleurs chaudes seront vers l’avant,
- les couleurs froides, vers l’arrière.
Une utilisation astucieuse permettra donc de donner plus de profondeur à votre aquarelle.
Pour chaque couleur de teinte identique vous en trouverez au moins une chaude et un froide.
Exemple : le jaune de cobalt (auréoline) = chaud et le jaune citron = froid. Et n’oubliez pas qu’un ton ne vaut pas seulement par lui-même mais aussi par les autres tons qui l’accompagnent.

Mise en couleur : Cette opération est conditionnée par l’emploi successif des différentes couleurs, fonction de l’origine des pigments définie précédemment. Appliquez les couleurs par ordre de leur densité : d’abord les pigments légers = couleurs tinctoriales, puis les terres = couleurs sédimentaires, pour terminer par les plus lourds = couleurs minérales.

Principe général : Les couleurs successivement rencontrées dans une perspective atmosphérique sont résumées dans le tableau ci-après. Cette séquence, qui permet de mieux suggérer la profondeur, sera bien sûr à adapter selon les différentes couleurs de sujet.

Principe particulier : ordre de pose des couleurs
1 - Il est souhaitable de commencer par poser un premier lavis jaune, couleur chaude qui va apporter de la lumière, là où la lumière est présente. Une des meilleures couleurs « Sienne naturelle » ou éventuellement un jaune de cadmium très dilué. Ces couleurs apporteront de la luminosité par en-dessous. Évitez de poser le jaune au final car cette couleur a tendance à opacifier le sujet.

2- Puis, continuer avec des couleurs chaudes aux endroits concernés. Posez celles à base de rouge : rose permanent, rose garance parce que ces couleurs sont assez transparentes.
Quant au rose alizarine, très transparent aussi, c’est une couleur assez foncée mais de tendance froide. Attention, elle s’enlève avec difficulté. De plus, ce pigment repousse les autres.
Le rouge de cadmium est chaud mais opaque, donc à utiliser en petite quantité et assez dilué.
C’est une teinte qui réchauffe les autres.

3 – Passez ensuite aux couleurs froides pour donner de la profondeur, les bleues sont utilisés pour la représentation des ombres.
Le bleu de cobalt, un des plus beau bleu à privilégier. Il est transparent et se mélange facilement aux autres couleurs.
Le bleu de céruléum, un bleu froid, est assez opaque et a tendance à créer des empâtements.
Le bleu Windsor est transparent et brillant. C’est une teinture qui s’enlève difficilement.
Nota : Utilisez toujours plusieurs bleus … surtout pour le ciel.

4 – Dans le déroulement de ces différentes poses de couleurs, il convient de commencer par les claires et de terminer par les foncées. Dans le travail humide, il est également préférable d’opérer le mélange des pigments sur le papier plutôt que dans le godet. En effet, les teintes seront beaucoup plus subtiles. Pour ce faire, chargez vos couleurs en même temps, sur un pinceau biseauté, puis posez le tout sur le papier. Ce processus est aussi possible sur papier sec mais plus difficile à exécuter.
5 – Pour une zone de même teinte et une surface importante, il est important de préparer une quantité suffisante de mélange.

Équilibre dans une peinture :
Cet équilibre est obtenu par l’harmonie des contrastes, soit par :
- contraste des couleurs,
- contraste des tons chauds et froids,
- contraste des lumières claires et sombres,
- contraste avec les complémentaires,
- contraste de qualité par couleur rompue = couleur éclaircie à l’eau et couleur rabattue à savoir couleur + sa complémentaire,
- contraste de quantité ou taille.
Pour plus de précisions, vous pouvez consulter, dans la section « Peinture », l’article et les illustrations correspondantes qui traitent de ces différents contrastes.

MODES OPERATOIRES ou ...

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