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Les  bases  du  dessin ... et  de  la  peinture

LE MATERIEL

31 Octobre 2006 , Rédigé par JAIME

LE PAPIER :
Plus que le choix des autres matériaux, c’est à mon avis le plus important.
Ce papier est principalement fabriqué à base de fibres de cellulose (issues du bois) ou du coton (beaucoup plus cher). On trouve également du papier « mixte », mélange composé de 25 à 50 % de coton et de cellulose.
Le 100 % coton est beaucoup plus cher mais possède une très bonne conservation dans le temps. L’absorption reste homogène ce qui réduit les risques de déformation.
Le 100 % cellulose fixe moins les pigments et facilite donc les retraits de couleur.
Dans la fabrication, deux techniques principales sont mises en œuvre :
- papier pressé à chaud qui va nous donner une surface assez lisse,
- papier pressé à froid pour obtenir une surface plus rugueuse. Ce type de papier va mieux capter et retenir les pigments. Selon la technique de fabrication, nous aurons :
- le grain torchon à une surface rugueuse, papier à utiliser pour des effets de matières et aussi pour les paysages,
- le grain fin d’aspect homogène et lisse
- le grain satiné, lisse au toucher pour les sujets nécessitant une finesse dans les détails.
Vous trouverez ces papiers aquarelle principalement sous 2 formes : en bloc pré-collé et en feuilles de différentes dimensions.

Les formats les plus courants :
- Européens style A4, A3 etc.
- ou classique tel Couronne 36x46 cm, Raisin 50x65 cm, Jésus 56x75 cm, Petit aigle 70x94 cm, Grand aigle 75x106 cm.
Autant que faire se peut PRIVILEGIEZ surtout les feuilles pour le travail en humide.

Grammage : Utilisez de préférence un papier 300 gr, papier qui garde correctement l’humidité mais qui permet aussi des retouches et autres interventions après la pose des couleurs.

Ce tableau pour quelques marques de papier devrait permettre d’opérer votre choix en fonction non seulement du prix, mais aussi du « traitement » de votre sujet.
Appréciation personnelle : Bon et Très bon         Médiocre et Passable

Cliquez pour agrandir

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J’ai ajouté à la fin de ce tableau une nouveauté, véritable innovation : la feuille en polypropylène comportant une surface très lisse. Utilisable aussi pour d’autres couleurs (huile, acrylique, gouache, encre, crayon etc.) cette feuille est indéchirable. Elle permet le grattage. Point très important : elle ne gondole pas … même sans être tendu. Certes, le travail est un peu différent, mais le rendu reste correct pour certains travaux.
Vous trouverez dans les exercices et exemples un sujet traité sur ce support.

MODE OPERATOIRE
Préparation du papier pour le travail dans l’humide :

  • Plus le papier est fin, plus il aura tendance à gondoler. Aussi pour éviter cela :
  • Mouillez abondamment le papier, éventuellement même plongé le quelques secondes dans l’eau. Attention : le papier mouillé devient fragile.
  • Egouttez et posez-le immédiatement sur une planche ou autre support.
  • Fixez-le à l’aide de bandes de papier gommé, encore appelé kraft gommé. C’est le seul moyen d’éviter au papier de se gondoler.
    A titre indicatif, vous trouverez ce produit dans le commerce sous forme de rouleau de 4 ou 7 cm de largeur pour une longueur de 200 mètres (au prix de 8 euros environ pour le 4 cm).
    Nota : N’utilisez pas des rubans style scotch pour fixer le papier. Il se gondolera dans le travail dans humide. Même le papier en blocs préencollés aura tendance à gondoler si vous vous ne respectez pas ces recommandations. Détachez la feuille du bloc et fixez-la avec une bande de papier gommé.
  • Laissez sécher à plat. Le papier va se rétracter et se tendre.
  • Lorsque le papier est bien sec, et pour travailler dans l’humide, vous pourrez à nouveau mouiller ce papier. A ce sujet, consulter la chronologie de la pose des couleurs dans l’article « ‘Quand poser les couleurs ».
    Vous avez aussi la possibilité de fixer votre feuille 300 gr sur un cadre en bois (style châssis de peinture à l’huile). Pour cela, repliez la feuille bien mouillée (attention elle devient fragile) sur les bords du châssis et agrafez tous les 3 cm environ. Vous obtenez une vraie « peau de tambour ».
    Pour prolonger le temps « humidité » de votre papier, je vous conseille de le fixer sur une plaque de plexiglas ou matériau similaire. Vous avez aussi à votre disposition un médium spécial qui va retarder le séchage (voir sous « Médiums et autres produits ».

A suivre ..... "Les pinceaux"

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JAIME 13/01/2015 09:14

Tout à fait d'accord avec toi. Néanmoins, en aquarelle, pour les grands format tout le monde ne possède pas une plaque en plexiglas de grande taille. Le "gondolage" reste possible en fonction du grammage du papier. D'autre part, pour des formats plus petits, l'inclinaison du support rend parfois aléatoire la tenue de la feuille de papier.

gébé 12/01/2015 19:00

Bonjour, pour travailler "mouillé sur mouillé", il n'est pas nécessaire de fixer la feuille sur le plexiglas l'adhérence est suffisante pour travailler pendant plus de 2 heures et surveiller les étapes du cycle de l'eau. Même résultat si on utilise une plaque de bois protégée par des couches de vernis marine qui la rendent imperméable. Pour cette technique j'utilise le papier Montval qui permet de faire des "fils d'eau" intéressants pour revenir au blanc du papier.